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19/06/2020

 

19 06 2020 Messenger Olès

Medam potopwens yo ki anvi vini, paske lekòl yo ap ouvri jis an mas. Pè Hoet te pale ak mwen. Mwen panse menm jan ak ou, ak pè Hoet. Mwen pa gen pwoblem tou pou yo vini. Pwoblem kowona fè li enpe difisil. Paske li pap bon pou yo vini an poblik. Mwen mande William poul ta vini ak yo pou nou. Lap planifye fen mwa ou debi jiyè.

Les filles qui se trouvent à Port-au-Prince aimeraient venir ici car leur école n’ouvre qu’en mars de l’année prochaine. Le père Hoet m’a téléphoné à ce sujet. Je me rallie à ce que toi et le père Hoet, vous pensez. Cela ne me dérange absolument pas qu’elles viennent ici. Le Corona leur rend la vie difficile car elles ne peuvent aller nulle part. J’ai demandé à William de les amener ici, probablement début juillet.

 

15 06 2020 Entretien téléphonique avec Olès

  • Tout le monde va bien: aucun symptôme grippal, aucune toux.
  • Le Corona continue à se répandre en Haïti. Il y a peu de tests, les gens vont souvent chez le docteur. Il semblerait qu’au village, quelques personnes sont décédées du Corona. Les tests ne sont pas disponibles au village. On dit que la moitié des 12 millions d’habitants du pays pourraient être contaminés.
  • A l’orphelinat, nous respectons toutes les précautions. Personne ne quitte la propriété. Seul le personnel entre et sort. Olès envisage de les autoriser à rester chez eux en juillet et en août. Nous avons suffisamment de grands garçons et de grandes filles qui peuvent nous aider.
  • Les écoles restent closes. Les églises viennent de rouvrir et, malgré l’insistance du curé, les gens viennent à nouveau massivement à la messe au village. La communion n’est plus donnée sur la langue mais dans la main.
  • On a planté du riz dans le champ, plus que l’année dernière, à savoir le double (24 “mamit” au lieu de 12). Nous avons une telle récolte de haricots que nous avons vendu 180 “mamit” pour un montant de 67.500 gourdes (environ 700 euros). Ça nous a permis de payer les semences de riz. A l’orphelinat, nous mangeons beaucoup de haricots de notre propre récolte. En fait, nous en mangeons tous les jours.
  • Les vaches et les veaux se portent bien. Heureusement, il y a assez d’herbe car la saison des pluies bat son plein.
  • Il est probable que le voyage de Yanskian n’ait pas lieu en juillet. Il semble que les vols intercontinentaux ne seront pas encore autorisés à cette époque. En tout cas, nous voulons faire venir Yanskian ici pour différentes formations maintenant qu’il est trop dangereux de voyager d’Europe en Haïti.
  • La transmission du minibus est en panne. Un neveu d’Olès, qui habite les USA, va rechercher une pièce de rechange.

 

26 05 2020 Messenger Olès

Travay ak plantasyon yo ap kontinye. Nou sou  6e jou. Nou fin plante pistach.  Nap avanse ak pwa kongo. Len fini plante pwa. Nap plante di ri. Lòt bagay mw poko  ale la bank. Paske gen plizyè sikisal ini bank ki femen nan peyi-a yo an karanten, paske gen plizyè anplwayè ki enfekte kowona. Map swiv avan mw ale. William ap prete mw kob poum peye ouvriye yo ak poum peye anplwayè.

Kijan santew ye? Bò isit tout moun pa pimal. Gen kek ki gen grip. Men se pa kowona. Yap bwe anpil te fèy ak pran vitamin c.

Le travail des champs continue. Nous sommes occupés depuis 6 jours. Nous avons semé des arachides. Maintenant, nous poursuivons notre travail en plantant des haricots kongo. Quand nous en aurons terminé, nous commencerons à planter le riz. Je ne suis pas encore allé à la banque. Beaucoup de filiales sont fermées à cause de la quarantaine car beaucoup d’employés ont été touchés par le Corona. J’observe attentivement la situation avant d’y aller. William m’a prêté de l’argent pour payer ceux qui travaillent dans les champs, mais aussi nos propres travailleurs.

Comment vas-tu ? Ici, tout va bien. Quelques enfants ont la grippe, mais ce n’est pas le Corona. Ils boivent beaucoup de thé « fait maison » et prennent de la vitamine C.